| Menu | |
![]() Fascinée
depuis son enfance par le mythe du Métropolitain de Paris, Christelle
Montus n'a cessé de collectionner les tickets du métro parisien. Au fil
des années, les couleurs ont changé, passant dernièrement du jaune au
vert, puis au violet. Plonger
dans le labyrinthe des bouches, des couloirs, des quais, des
correspondances, c'est s'immerger dans un monde souterrain riche en
sensations fortes. La mémoire rémanente enregistre à jamais les odeurs,
les sons, les goûts. Pousser la porte de la station, sentir le souffle
d'air de la rame entrant à quai, humer l'odeur des freins, entendre le
claquement des portières, se ruer sur les plateformes, courir à chaque
changement, pour enfin respirer l'air de Paris une fois la sortie
franchie, quel voyage initiatique! La
littérature et le cinéma ont déjà immortalisé le métro parisien:
Raymond Queneau (Zazie dans le métro), Joseph Kessel (Le bataillon du
ciel), René Clair (Porte des lilas), François Truffaut (Le dernier
Métro), Luc Besson (Subway)… Mais qu'en est-il de l'art plastique? Dans
son parcours artistique, outre ses huiles sur toile, Christelle Montus
a imaginé créer un œuvre constitué de collages sur bois de tickets du métro
parisien. Sur des panneaux de 1.00 m par 1.00 m peints en
noir, elle construit avec des tickets une figure abstraite, associée
allégoriquement à une des stations. Chaque tableau porte donc un nom
évocateur: Concorde, Louvre, Etoile, Nation, Bastille… Parcourir une
exposition de cet œuvre, c'est cheminer dans le Paris profond, depuis
les petits matins sous un crachin pénétrant, jusqu'aux soirs bruyants
dans les lumières scintillantes de la ville. Toute une journée de
galère! Métro, boulot, dodo…
|
![]() ![]() |
